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Pôle Espoir Football Châteauroux

Article SPORTS 26/06/2014

[blanc][fond vert] : : LE POLE ESPOIR FOOTBALL DE CHATEAUROUX EN POLE POSITION : :[/fond vert][/blanc]

Article publié sur le site de « La Nouvelle République » le 13 juin 2014 -> http://www.lanouvellerepublique.fr/Indre/Sport/Football/Regionaux/n/Contenus/Articles/2014/06/13/Le-Pole-en-pole-position-1945195

Le Pôle espoirs enregistre d’excellents résultats depuis des années. Fabrice Dubois, son directeur, fait le point sur la préformation.

Directeur du Pôle espoirs de Châteauroux, basé à l’IFR, Fabrice Dubois dresse le bilan de la saison écoulée et évoque les problématiques liées à la préformation.

Fabrice Dubois : « Ma compétition, c'est que les gamins signent professionnels. »
Fabrice Dubois : « Ma compétition, c’est que les gamins signent professionnels. »

[vert]Fabrice, quel bilan tirez-vous de cette saison 2013-2014 ?[/vert]

« Il n’y a plus de matchs mais elle ne s’arrête que le 3 juillet, puisque la saison des jeunes du Pôle espoirs est calquée sur l’année scolaire. Cela dit, sur une promotion de seize 2e année, il y en a une dizaine qui partent dans un club professionnel, c’est très satisfaisant. »

[vert]Certains rejoignent-ils la Berrichonne ?[/vert]

« Il y en a trois : Jessy Martin, Nihad Shamoueni et Medhi Elanbri qui intègrent le centre de formation, c’est à peu près la norme. Mais il y a aussi le Tours FC et l’US Orléans qui sont assez présents, ainsi que Niort qui a remis son centre de formation en activité. C’est intéressant pour les gamins de la région d’avoir quatre clubs à proximité. »

[vert]D’autres font-ils le choix de clubs plus huppés ?[/vert]

« Oui, j’en ai deux qui partent à Nantes, un à Lorient, un à Monaco, un à Toulouse et un autre Rennes. Pourtant, je fais toujours la promotion des clubs régionaux auprès des parents en mettant en avant qu’ils sont plus familiaux et que leur enfant à la possibilité d’accéder généralement plus vite en équipe première. Mais ce discours n’est pas toujours entendu. »

[vert]La proximité est-elle un facteur de réussite ?[/vert]

« Les chiffres au niveau national montrent qu’effectivement il y a beaucoup plus de réussite lorsqu’un jeune joueur ne s’éloigne pas trop de son domicile. Par exemple, sur les promotions nées de 1987 à 1992, un joueur sur dix passés par un Pôle espoirs est devenu professionnel. A Châteauroux, la statistique passe à 2,5 joueurs, soit 21 joueurs professionnels sur ces six années. Pour moi, c’est ma compétition que les gamins signent professionnels. »

[vert]C’est votre seule satisfaction ?[/vert]

« Non, je suis également très attentif aux résultats scolaires. Mes deuxième année ont une moyenne générale de 15,5 en troisième au collège Touvent. Il faut féliciter leurs professeurs, mais aussi Ibou Diaw qui assure leur suivi, ici, à l’IFR. »

[vert]Le Pôle de l’INF Vichy va fermer. Avez-vous pu étendre votre recrutement vers l’Allier ?[/vert]

« Je suis en plein recrutement puisque le stage probatoire va réunir 22 joueurs les 18, 19 et 20 juin pour en sélectionner une petite quinzaine au final. La DTN m’a effectivement demandé d’aller dans l’Allier et le Puy-de-Dôme, mais ça commence à faire loin. Au-delà de Montluçon, ça devient compliqué, d’autant qu’il n’y a pas de lignes SNCF directes. »

" On a été jusqu’à exclure un élève convoité par un club anglais "

[vert]Comme chaque année, vous avez joué face à d’autres adversaires. Quel bilan en tirez-vous ?[/vert]

« Il n’y a eu quasiment que des victoires, si ce n’est contre Lyon. On a reçu le Pôle Grand Est (Nancy) et celui de Castelmorou, on est allé au PSG, à Clairefontaine et à Lyon. Le bilan est très satisfaisant. Au-delà des résultats, ce sont des matchs qui leur servent de repères, ça leur permet de se frotter aux meilleurs et de s’évaluer. Suite à la Coupe nationale, six joueurs du pôle ont été retenus pour préparer l’équipe de France U16, on n’en avait jamais eu autant. »

[vert]Il a beaucoup été question du recrutement des jeunes footballeurs récemment, comment ça se passe ici ?[/vert]

« Jusqu’à présent, nous avions été épargnés par les recruteurs étrangers mais, cette année, des clubs anglais (Chelsea, Arsenal, Manchester City) sont venus. Ça perturbe les jeunes et leurs parents. Il y a une règle Fifa qui interdit les transferts en dessous de 18 ans, hormis dans la Communauté européenne, où ça peut se faire à partir de 16 ans. »

[vert]Quelles armes possédez-vous pour protéger les joueurs ?[/vert]

« On ne peut qu’informer la FFF et son service juridique afin de bloquer les gamins jusqu’à 16 ans. Autrement, on a été jusqu’à exclure un gamin qui avait été sollicité par un club anglais, il y a peu de temps. Les parents ont donné leur accord et le jeune de 13 ans a commencé à avoir des problèmes de discipline et ne rentrait plus dans le profil recherché. C’est un talent extraordinaire mais qui s’est, hélas, perdu. »

[vert]Quelles sont les règles en vigueur ici vis-à-vis des recruteurs ?[/vert]

« Ici, seuls les observateurs français peuvent rentrer mais, dès l’an prochain, on filtrera davantage au portail. Mais les recruteurs étrangers détournent le truc en allant voir les gamins dans leur club, le week-end. Et quand on est allé jouer au PSG, c’était ouvert. S’il devait y avoir trop d’exagération, la FFF pourrait peut-être revoir son investissement dans la formation des jeunes. »

[vert]La Coupe du monde a débuté, comment voyez-vous le parcours de l’équipe de France ?[/vert]

« Comme tout passionné de foot, je la vois sortir des poules. Après, ça se jouera sur des détails et l’équipe qui arrivera avec les joueurs les plus frais devrait augmenter ses chances. Quant à la France, je pense qu’elle a les moyens de terminer dans le dernier carré. »

Propos recueillis par Pierre-Yves Rochcongar